3 lectures pour couturières (et aussi pour les autres!)


Blog / vendredi, mars 6th, 2020

Depuis que je sais lire, je ne m’endors jamais sans avoir lu un bout de roman. Même si je me couche à 3h du mat’ ! La lecture fait partie de mon quotidien et je ne la lâcherais pour rien au monde.

Je ne sais pas si vous avez vu l’article d’Aglaé Laser paru dernièrement sur son site : elle recense des romans pour tricoteuses, comprenez des romans qui parlent de tricot et de tricoteuses ! J’en ai lu plusieurs et je ne peux que vous recommander sa sélection!

Dernièrement j’ai lu deux chouettes romans qui parlent de près ou de loin de couture, et j’avais envie de les partager avec vous. J’ajoute à la fin une BD dans laquelle sans nul doute vous vous reconnaîtrez !

Où passe l’aiguille

Véronique Mougin

Probablement le livre qui m’a le plus émue et marquée en 2019.

Voici le 4ème de couverture :

« Et voici Tomas, dit Tomi, gaucher contrariant, tête de mule, impertinent comme dix, débrouillard comme vingt, saisi en 1944 par la déportation dans l’insouciance débridée de son âge – 14 ans. Ce Tom Sawyer juif et hongrois se retrouve dans le trou noir concentrationnaire avec toute sa famille. Affecté à l’atelier de réparation des uniformes rayés alors qu’il ne sait pas enfiler une aiguille, Tomas y découvre le pire de l’homme et son meilleur : les doigts habiles des tailleurs, leurs mains invaincues, refermant les plaies des tissus, résistant à l’anéantissement. À leurs côtés, l’adolescent apprendra le métier. Des confins de l’Europe centrale au sommet de la mode française, de la baraque 5 aux défilés de haute couture, Où passe l’aiguille retrace le voyage de Tomi, sa vie miraculeuse, déviée par l’histoire, sauvée par la beauté, une existence exceptionnelle inspirée d’une histoire vraie.« 

Véronique Mougin raconte cette histoire, celle de son cousin. Les souffrances de la guerre, de la vie dans les camps, mais d’une manière telle que ces événements nous paraissent à la fois dans toute leur horreur mais que leur lecture se fait sans malaise. Elle a trouvé un équilibre parfait, et tellement rare, dans la description de l’indicible sans fard, mais avec une plume si douce que j’ai du mal à le décrire avec mes mots. J’ai été frappée tant par la qualité de l’écriture que par l’histoire de Tomi, personnage attachant qui m’a fait couler quelques larmes.

Les rouleaux de tissu que tu sors devant le client, les mesures, tout ça, ce sont des caresses. Immédiatement, il comprend qu’il est entre de bonnes mains. Les mains, Tomi, dans notre métier, il n’y a que ça qui compte. Nos mains fabriquent du beau. C’est ce que le client exige : du beau. Il faut l’embellir. Ruser, si besoin. Remonter une poche, froncer le tissu, ça amincit.

Leur nom c’est « les antisémites » mais les copains et moi on les appelle les connards.

Je m’appelle Tomas. Tomas Kiss. J’ai 16 ans. Je n’ai plus de famille mais dis-huit eues, une veste d’homme, un vrai couteau et quatre certitudes : je n’aurai plus jamais peur. Je n’aurai plus jamais faim. Je n’aurai plus jamais de poux. Plus jamais je ne serai un sale petit juif.

Où passe l’aiguille, Véronique Mougin

C’est un des meilleurs livres que j’ai jamais lus.

Si vous voulez en savoir plus sur ce roman, vous pouvez lire cette interview de l’auteur.

Une lecture que je vous conseille vivement, un lire que je relirai certainement avec plaisir !


Dessine-moi un sac

Céline Theeuws

Un tout autre registre pour ce roman easy-reading ! C’est l’histoire de Paulette, maroquinière, qui se retrouve au chômage, dans sa région de Montébliard. De ses copines et de leurs déjeuners au bar du coin. De voisins surprenants et d’un épicier particulier.
Mais au centre, Paulette. La cinquantaine, que le chômage assomme et qui finit par s’assumer et vivre ses rêves. Une success-story entrepreunariale qui ne dit pas les difficultés administratives de la réalité, mais qui aura le mérite de vous faire passer un bon moment !

Le 4ème de couverture :

« Vous me virez ? » La vie de Paulette Olivier va basculer du jour au lendemain. C’est ainsi que la couturière va, de fil en aiguille, de rencontres improbables en événements inattendus, être amenée à réinventer sa vie… Ajoutez à cela deux amies qui ont du punch, une commère passionnée de mots fléchés et un bricoleur énamouré qui a de la suite dans les idées. Mélangez le tout et vous obtenez un concentré de rebondissements, de bonne humeur et d’amour.

Il m’aura fallu plus de dix ans pour pouvoir évaluer l’authenticité d’un sac en cuir et tu voudrais que je sache juger un homme en dix minutes, Claudie ?

Dessine-moi un sac, Céline Theeuws

Un roman feel-good, rapide et facile à lire, idéal pour passer un bon moment !


Les tribulations d’une couturière

Gaël Cuvier

Celui-là, je ne l’ai pas (encore) lu, mais j’ai adoré les extraits vus sur Instagram ! Gaël anime des ateliers couture dans la région de Bordeaux, et créée également des patrons de couture. Elle s’est servie de son expérience et de ses talents d’illustratrice pour nous livrer un recueil bourré d’humour !

« Suivez les aventures d’une couturière novice ! 
Les péripéties avec sa machine à coudre, son entourage et ses envies de tissus. 

Un ouvrage illustré qui raconte au fil de ses vignettes, les débuts et les anecdotes d’une couturière. 
Avec beaucoup d’humour, Gaël Cuvier se raconte et raconte les histoires qui se passent lors de ses ateliers couture et chez elle. Des expériences cocasses que toutes les couturières vivent un jour ! Une lecture savoureuse empreinte d’un humour irrésistible!
« 


Voilà, j’espère que cette sélection vous plait et qu’elle vous inspirera de bons moments de lecture. N’hésitez pas à me signaler en commentaire vos lectures sur ce thème, j’allongerai la liste 🙂
Mon petit doigt me dit que ma copine Aglaé Laser vous donnera sa liste très bientôt aussi ^^.

A bientôt,

Laure

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